Antonio Farano, gérant du « Paris-Strip », révèle à Maigret la disparition de son beau-frère, Emile Boulay, patron de plusieurs cabarets à Montmartre. Peu après, celui-ci est retrouvé, étranglé, près du Père-Lachaise. L'autopsie établira que la mort remonte à deux jours au moins. Maigret reconstitue les faits petit à petit. Boulay dirigeait personnellement trois de ses cabarets et menait une vie modeste, calme et sage, au milieu de sa famille. Puis un certain Mazotti avait fait son apparition et, sous prétexte de protection, s'était mis à exiger des propriétaires de cabarets des sommes considérables, provoquant des bagarres chez ceux qui refusaient de payer. Boulay, aidé de dockers du Havre, avait mis Mazotti au pas et lorsque ce dernier avait été tué, la police avait soupçonné Boulay d'avoir commis le meurtre. Maigret apprend également que la veille du jour où il avait été convoqué à la P.J. par l'un de ses inspecteurs, Boulay avait retiré 500000 francs de sa banque, ce qui était tout à fait contraire à ses habitudes ; puis, le soir de sa disparition, il avait donné vainement plusieurs coups de téléphone avant d'obtenir la communication. Il s'était rendu peu après à un rendez-vous où il a trouvé la mort. Maigret a l'occasion de rencontrer l'avocat de Boulay, maître Gaillard. Il constate que ce dernier plaide peu et choisit ses causes avec soin. D'autre part, sa voiture, en réparation au moment du crime, n'aurait pu stationner à ce moment-là devant son hôtel particulier, comme il le prétend lorsque Maigret l'interroge. Or, le jour où Gaillard est rentré en possession de sa voiture coïncide justement avec celui de la découverte du corps de Boulay. Sur ces entrefaites, un jeune voleur d'autos nommé Mauran avoue avoir payé 100000 francs à Gaillard pour acheter Maigret quelque temps auparavant. Le commissaire fait le rapprochement entre le versement des 100000 francs de Mauran et la disparition des 500000 francs de Boulay. Croyant avoir acheté sa sécurité auprès de la police en versant cette somme à son avocat, Boulay s'était étonné de recevoir une nouvelle convocation : il avait exigé des explications de Gaillard, qui n'avait eu d'autre ressource que de le supprimer. Arrêté, l'avocat se pendra dans sa cellule.
Écrit à : Noland, Échandens (canton de Vaud), Suisse
Le 19 juin 1962
Première édition
Presses de la Cité, 1963
Adapté à la télévision :
- La Colère de Maigret (1983)
LE PASSE-PARTOUTLa résidence K, édifice de brique rouge abritant des femmes célibataires, apparaît aux habitants de Tokyo comme une demeure tranquille pour dames respectables. Lorsque le passe-partout qui permet de pénétrer dans les cent cinquante chambres de l'immeuble disparaît de la loge de la gardienne, les locataires retiennent leur souffle. Car la clé n'ouvre pas seulement les portes, elle donne aussi accès aux secrets les plus intimes des résidentes. Certaines d'entre elles ont tout intérêt à brouiller les pistes...470/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2503002058665
AUX PORTES DE L'ETERNITE - SIECLE 31961. Les Allemands de l’Est ferment l’accès à Berlin-Ouest. La tension entre États-Unis et Union soviétique s’exacerbe. Le monde se scinde en deux blocs. Confrontées à toutes les tragédies de la fin du xxe siècle, plusieurs familles – polonaise, russe, allemande, américaine et anglaise – sont emportées dans le tumulte de ces immenses troubles sociaux, politiques et économiques. Chacun de leurs membres devra se battre et participera, à sa manière, à la formidable révolution en marche. Tout à la fois saga historique, roman d’espionnage, histoire d’amour et thriller politique, Aux portes de l’éternité clôt la fresque magistrale de la trilogie du Siècle, après La Chute des géants et L’Hiver du monde.
Ken Follett obéit autant à la véracité historique qu’aux lois du suspense romanesque. Impressionnant. Macha Séry, Le Monde des livres.
Un récit haletant, dense et complexe. Un pavé qui se lit d’une traite. Nina Sorel, Historia.1,370/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2503002058646
TOUT LE MONDE AIME CLARAClara voit au-delà des apparences. Ceux qui la connaissent la redoutent autant qu'ils l'admirent. Car elle ne prédit pas seulement l'avenir, elle l'éveille.1,100/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2503002058520
PATRONYMEAttendue sur le plateau de La Grande Librairie pour parler de son livre, Le Consentement, l’autrice est appelée par la police pour venir reconnaître le corps sans vie de son père, qu’elle n’a pas revu depuis dix ans. Dans l’appartement de banlieue parisienne où il vivait, et qui fut jadis celui de ses grands-parents, elle est confrontée à la matérialisation de la folie de cet homme toxique, mythomane et misanthrope, devenu pour elle un étranger. Tandis qu’elle s’interroge, tout en vidant les lieux, sur sa personnalité énigmatique, elle tombe avec effroi sur deux photos de jeunesse de son grand-père paternel, portant les insignes nazis. La version familiale d’un citoyen tchèque enrôlé de force dans l’armée allemande après l’invasion de son pays par le Reich, puis déserteur caché en France par celle qui allait devenir sa femme, et travaillant pour les Américains à la Libération avant de devenir « réfugié privilégié » en tant que dissident du régime communiste, serait-elle mensongère ? C’est le début d’une traque obsessionnelle pour comprendre qui était ce grand-père dont elle porte le nom d’emprunt, quelle était sa véritable identité, et de quelle manière il a pu, ou non, « consentir », voire collaborer activement, à la barbarie. Au fil de recherches qui s’étendront sur deux années, s’appuyant sur les documents familiaux et les archives tchèques, allemandes et françaises, elle part en quête de témoins, qu’elle retrouvera en Moravie, pour recomposer le puzzle d’un itinéraire plausible, auquel il manquera toujours des pièces. Comment en serait-il autrement dans une Tchécoslovaquie qui a changé cinq fois de frontières, de nationalité, de régime, prise en tenaille entre les deux totalitarismes du XXème siècle ? À travers le parcours accidenté d’un jeune homme pris dans la tourmente de l’Histoire, c’est toute la tragédie du XXème siècle qui ressurgit, au moment où la guerre qui fait rage sur notre continent ravive à la fois la mémoire du passé et la crainte d’un avenir de sauvagerie. Dans ce texte kaléidoscopique, alternant fiction et analyse, récit de voyage, légendes familiales, versions alternatives et compagnonnage avec Kafka, Gombrowicz, Zweig et Kundera, Vanessa Springora questionne le roman de ses origines, les péripéties de son nom de famille et la mythologie des figures masculines de son enfance, dans une tentative d’élucidation de leurs destins contrariés. Éclairant l’existence de son père, et la sienne, à l’aune de ses découvertes, elle livre une réflexion sur le caractère implacable de la généalogie et la puissance dévastatrice du non-dit.1,210/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2503002057899