Dans le flot de voyageurs qui coulait par saccades vers la sortie, elle était la seule à ne pas se presser. Son sac de voyage à la main, la tête dressée sous le voile de deuil, elle attendit son tour de tendre son billet à l'employé, puis elle fit quelques pas. Quand elle avait pris le train, à Bruxelles, il était six heures du matin et l'obscurité était lourde de pluie glacée. Le compartiment de troisième classe était mouillé lui aussi, plancher mouillé sous les pieds boueux, cloisons mouillées par une buée visqueuse, vitres mouillées, dedans et dehors. Des gens aux vêtements mouillés sommeillaient. À huit heures, juste à l'arrivée à Hasselt, on éteignit les lampes du convoi et celles de la gare. Dans les salles d'attente, les parapluies perdaient des rigoles d'eau fluide qui sentait la soie détrempée. Autour des poêles, des gens se séchaient et ils étaient presque en noir, comme Edmée. Etait-ce un hasard ? Le remarquait-elle parce qu'elle était en grand deuil ?
Dans le flot de voyageurs qui coulait par saccades vers la sortie, elle était la seule à ne pas se presser. Son sac de voyage à la main, la tête dressée sous le voile de deuil, elle attendit son tour de tendre son billet à l'employé, puis elle fit quelques pas.
Quand elle avait pris le train, à Bruxelles, il était six heures du matin et l'obscurité était lourde de pluie glacée. Le compartiment de troisième classe était mouillé lui aussi, plancher mouillé sous les pieds boueux, cloisons mouillées par une buée visqueuse, vitres mouillées, dedans et dehors. Des gens aux vêtements mouillés sommeillaient.
À huit heures, juste à l'arrivée à Hasselt, on éteignit les lampes du convoi et celles de la gare. Dans les salles d'attente, les parapluies perdaient des rigoles d'eau fluide qui sentait la soie détrempée. Autour des poêles, des gens se séchaient et ils étaient presque en noir, comme Edmée. Était-ce un hasard ? Le remarquait-elle parce qu'elle était en grand deuil ?
LE PASSE-PARTOUTLa résidence K, édifice de brique rouge abritant des femmes célibataires, apparaît aux habitants de Tokyo comme une demeure tranquille pour dames respectables. Lorsque le passe-partout qui permet de pénétrer dans les cent cinquante chambres de l'immeuble disparaît de la loge de la gardienne, les locataires retiennent leur souffle. Car la clé n'ouvre pas seulement les portes, elle donne aussi accès aux secrets les plus intimes des résidentes. Certaines d'entre elles ont tout intérêt à brouiller les pistes...470/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2503002058665
GOMORRANaples et la Campanie sont dominées par la criminalité organisée - la camorra - sur fond de guerre entre clans rivaux et de trafics en tout genre : contrefaçon, armes, drogues et déchets toxiques. C'est ainsi que le Système, comme le désignent ses affiliés, accroît ses profits, conforte sa toute-puissance et se pose en avant-garde criminelle de l'économie mondialisée. Roberto Saviano, au péril de sa vie, a choisi l'écriture pour mener son combat contre la camorra. Il met au jour les structures économiques et territoriales de cette mafia surpuissante. Publié en 2006, Gomorra a connu un succès phénoménal avec plus de dix millions d'exemplaires vendus dans le monde. Depuis sa parution, Roberto Saviano vit sous protection policière. Son oeuvre a été portée à l'écran par Matteo Garrone et récompensée par le Grand Prix du Festival de Cannes en 2008.580/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501161116002
Makoto Saigo est clair : si Jake Adelstein écrit sa biographie, il lui sauvera la vie. En mauvaise posture, le journaliste raconte l’ascension de ce délinquant juvénile devenu yakuza. Le destin de Saigo se confond alors avec celui du gouvernement de l’ombre, entre tatouages traditionnels et affaires réglées au sabre. Cynisme et argent triomphent, et c’est chacun pour sa peau. Le sens de l’honneur devrait-il se perdre en chemin ?
LA FEE NOIREUn pacte innocent entre trois amies d'enfance se transforme en un cauchemar meurtrier douze ans plus tard. Le premier roman de Pétronille Rostagnat réédité en poche. Lauréate du Prix Cognac du meilleur roman francophone 2022 pour J'aurais aimé te tuer et du Grand Prix Iris Noir Bruxelles 2023 pour Quand tu ouvriras les yeux.
Versailles. Juillet 2000. Trois amies d'enfance, Capucine, Emma et Louise, se retrouvent dans un bar pour fêter les résultats de leur baccalauréat. Autour d'une bière, elles scellent un pacte : devenir mère avant leurs 30 ans. 19 juillet 2012. Douze ans plus tard. Alexane Laroche, commandant à la Brigade Criminelle de Paris, rend visite à Capucine. Son ami, Nathan, vient d'être retrouvé sauvagement assassiné et mutilé dans un parking de la place Vendôme. Une lettre « P », gravée sur son annulaire gauche. 24 juillet 2012. Cinq jours plus tard. Capucine reçoit un message énigmatique, porteur d'une nouvelle obscure : « Nathan n'est plus. Tu as une seconde chance… P. »
Dès les premières lignes, un suspense haletant se met en place et s'intensifie jusqu'au dénouement final.
Édition revue et corrigée440/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501091116009