La Balance des discours (Lunheng) est un recueil d'essais du penseur des Han orientaux, Wang Chong (27-100?). Le but de l'auteur était de mettre sur la balance les opinions et les mœurs de son temps pour inciter les hommes à plus de sagesse et de bon sens. Avec Wang Chong, on pénètre au cœur de la mentalité des lettrés des Han, de leurs habitudes et des mouvements d'idées qui les agitaient. Ses connaissances encyclopédiques, son sens de l'observation et son goût de l'exemple concret font aussi de l'ouvrage un réservoir inépuisable d’informations sur la culture et la société chinoises anciennes. Les vingt-cinq traités traduits dans la présente anthologie sont organisés autour de trois thèmes – destin, providence et divination – qui forment un ensemble cohérent.Il est difficile en effet d'aborder la question du destin chez Wang Chong sans empiéter sur le terrain de la providence, ni de parler des présages indépendamment de sa conception de l'action du Ciel dans le monde, de même que ses vues sur la divination et la magie ne peuvent se comprendre sans faire appel à sa théorie du destin. La mise à l'index de la Balance des discours au XIIe siècle par les lettrés des Song sous la double accusation d'un manque de révérence à l'égard de Confucius et d'une complaisance affichée pour le taoïsme en a fait un écrit souvent qualifié de marginal. Redécouvert au XXesiècle, Wang Chong passe dès lors pour le champion d'un rationalisme critique à la chinoise. Par-delà les excès de l'ère maoïste où il est érigé en parangon du matérialiste anti-confucéen, sa défiance à l'égard des idéologies, son pessimisme teinté d'ironie, sa philosophie vitaliste enfin et son rejet de toute intelligence divine: tout cela confère à ses écrits un pouvoir décapant qui les rend attractifs et finalement proches de nous.
GHOST TOWNUne symphonie familiale d’une rare poésie au cœur de la fête des Fantômes dans la campagne taïwanaise.
Benjamin d’une fratrie de sept enfants, Chen Tienhong a dû quitter son village natal de Yongjing pour vivre librement son homosexualité. Après avoir passé plusieurs années en prison à cause d’une relation avec un homme violent, il décide de rentrer à Taïwan et d’élucider un mystère qui plane depuis son enfance. Arrivé le jour de la fête des Fantômes, Tienhong lui-même se sent comme un spectre errant dans un lieu qu’il reconnaît à peine. Le seul endroit qui n’a pas changé est sa maison où règnent toujours les mêmes règles, les mêmes blessures et, surtout, les mêmes silences.
« Une symphonie familiale mélancolique d’une rare poésie » Le Monde « Un drame familial, une histoire de Taïwan et un meurtre, tout cela en un formidable roman. » TheNew York Times
Kevin Chen est né à Yongjing et a débuté sa carrière artistique en tant qu’acteur. Il vit aujourd’hui à Berlin et a publié plusieurs romans, des essais et des recueils de nouvelles. Il est lauréat, entre autres, du Grand Prix de littérature taïwanaise.
Traduit du chinois (Taïwan) par Emmanuelle Péchenart580/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2503083040002