Réalisée en 1943-1944 par un groupe d'enfants juifs réfugiés à la Maison d'Izieu, cette bande dessinée d'une grande qualité graphique, reproduite en fac-similé sous la forme d'un leporello, fait revivre un moment de suspens : une histoire racontée un soir d'été à la bougie, comme une parenthèse au milieu des traumatismes de la guerre " On fait des films. Mois, je les colores puis un autre qui les désine on a déjà aloa avec Tarzan, poursuite du bandit. Ses jolis. Ces un cuissetôt qui a fait le cinéma. Il est bien. " Lettre de Joseph Goldberg à sa mère, août 1943
Le 6 avril 1944, la " colonie des enfants réfugiés de l'Hérault ", ouverte au printemps 1943 sur les contreforts du Jura, à Izieu, est arrêtée sur ordre de Klaus Barbie. Déportés vers les camps de la mort, les 44 enfants et 7 adultes arrêtés ce jour-là, tous juifs, laissent derrière eux lettres, carnets, dessins... ; autant de traces du quotidien partagé, rassemblées après la rafle par la directrice de la colonie, Sabine Zlatin. En 1994, elle choisit de les léguer à la Bibliothèque nationale de France.
Parmi ces documents, des rouleaux de papier illustrés accompagnés de scénarios révèlent tout particulièrement l'extraordinaire créativité de ces enfants : conçues comme de véritables films, ces longues bandes dépassant parfois 2 mètres, constituées de feuilles de cahiers d'écoliers découpées puis assemblées, étaient passées image par image devant une bougie, selon le principe de la lanterne magique. Ivan Tsarawitch est l'une de ces histoires du soir, qui nous entraîne dans la plaine du Turkestan, en pleine guerre contre les Tatares... Reproduit pour la première fois sous forme de fac-similé, ce conte offre un témoignage poignant de la vitalité des veillées de l'été 1943 à Izieu, et plus largement des moments de joie, de complicité et d'insouciance avant la tragédie.
PARIS IMPRESSIONNISTE - 100 TABLEAUX DE LEGENDEBilingual French-English edition Impressionist Paris Monet peint les fumées de la gare Saint-Lazare, Renoir saisit les reflets du Pont-Neuf dans la Seine, Pissarro figure l'avenue de l'Opéra depuis une chambre d'hôtel, Manet immortalise les serveuses de café de Pigalle, Caillebotte restitue les perspectives haussmanniennes... Tout autant que la côte normande ou la vallée de la Seine, Paris inspire les impressionnistes. Entre son fleuve et ses grands ciels, la capitale ne manque ni de nature ni de texture pour des palettes avides de saisir les jeux de la lumière. En prime, la ville apporte l'animation de ses rues, de ses métiers, de ses cafés, de ses loisirs...
Impressionist Paris Monet painted smoke clouding the Gare Saint-Lazare, Renoir captured the Pont Neuf's reflections in the Seine, Pissarro portrayed Avenue de l'Opéra from his hotel room, Manet immortalized waitresses in a café at Pigalle, Caillebotte depicted Haussmannian perspectives... The Normandy coast and the Seine Valley were not the only inspirations for Impressionists –Paris was as well. Between its river and its tall skies, the French capital lacked neither nature nor textures for artists intent on encapsulating plays on light. Not to mention the bonus of the city's lively streets, workers, cafés and entertainment... 820/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501160145001
VAGABONDAGES"Nicolas Vial, un jour, a trouvé dans une malle au grenier quatre gravures de la campagne d'Égypte en mauvais état, et a entrepris de peindre dessus. Ce n'était pas de sa part une provocation, mais un hommage. L'hommage que rendent d'instinct les enfants aux supports qui les inspirent. Certains de ses amis navigateurs ont bien voulu l'entendre. Des quatre coins du monde, ils lui ont envoyé leurs trésors : de vieilles cartes marines, pour la plupart annotées, qui avaient elles-mêmes voyagé et parfois fait le tour du monde. Nicolas Vial s'est empressé de les enluminer. Dans cet atlas d'un nouveau genre, parfois la carte donne au peintre le cap. D'autres fois Vial emmêle ses pinceaux et fait naviguer des transatlantiques en mer de Chine et des brise-glace aux Antilles. La Dominique devient le panache de fumée d'un vapeur et la Corse du Sud le pont d'un vieux gréement. Nicolas Vial navigue à l'imagination." Ph.H.1,930/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501090145002
GUSTAVE CAILLEBOTTEPour la première fois est abordée ici la prédilection du peintre impressionniste Gustave Caillebotte (1848-1894) pour les figures masculines et les portraits d'hommes, qui dominent son oeuvre. Tout autant qu'à ses cadrages audacieux ou à ses effets de perspective, la grande modernité des chefs-d'oeuvre de l'artiste tient à sa manière originale de dépeindre ses contemporains. Répondant à une ambition "réaliste", il fait entrer dans la peinture des figures nouvelles comme l'ouvrier urbain, le citadin au balcon, le sportif ou encore l'homme nu à sa toilette. Cette vision est aussi profondément personnelle et autobiographique, Caillebotte ne prenant ses sujets que dans son environnement le plus proche, faisant poser ses frères, ses amis du Cercle de la voile de Paris, les ouvriers travaillant pour sa famille ou les bourgeois croisés dans les rues aux alentours de son domicile. Dans le contexte du triomphe de la virilité militaire, du patriarcat bourgeois ou de la fraternité républicaine, ces images questionnent les normes de genre et les catégories sociales et témoignent d'une interrogation de l'artiste sur sa propre identité.640/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501090145001
Peintre consacré du Radeau de la Méduse, Théodore Géricault (1791-1824) n’a cessé d’observer les chevaux. Pendant sa courte vie, il réalise des centaines de tableaux et des milliers de dessins dans lesquels il explore, de son pinceau virtuose, l’anatomie, le mouvement, l’expressivité et l’émotion de l’animal. Du champ de bataille ou de courses à l’écurie, le monde équestre témoigne, chez l’artiste, d’une véritable passion développée depuis l’enfance. Sujet de prédilection de la génération romantique, le cheval a été, pour lui, le lieu de toutes les expériences esthétiques.
Au-delà du motif, l’obsession de Géricault s’inscrit dans un large contexte, géographique, économique, politique, militaire et social. Suivre, observer, scruter ses chevaux sont une formidable manière de comprendre les profondes mutations de la société napoléonienne vers la révolution industrielle. Commissaires de l’exposition « Les chevaux de Géricault », Bruno Chenique, docteur en histoire de l’art, expert de l’artiste, et Gaëlle Rio, docteure en histoire de l’art, spécialiste du xixe siècle, directrice du musée de la Vie romantique, invitent à une lecture ambitieuse et renouvelée d’un des plus grands peintres français.1,930/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2407001955347